Si il ou s’il ?

Faut-il écrire si il ou s’il et dans quel cas ?

Concernant cette question, il règne un certain flou artistique . Heureusement, la réponse est simple et claire :

Devant les pronoms il ou ils, le i de si s’élide, c’est-à-dire qu’il est remplacé par une apostrophe.

On n’écrit pas : On écrit :
Je me demande si il plaisante Je me demande s’il plaisante
Ils viendront si ils ont le temps. Ils viendront s’ils ont le temps.
Il se couvre comme si il avait froid. Il se couvre comme s’il avait froid.

Il s’agit d’une règle très ancienne qui date du 17ème siècle. Ainsi, dans la première édition du Dictionnaire de l’Académie française, on peut lire : « Si, devant le pronom il, perd son i, mais il ne le perd devant aucun autre mot, par quelque voyelle qu’il commence, quand mesme ce serait par un i ». (site de l’Académie Française ).

Erreurs courantes :

  • On peut écrire si il ou s’il, les deux orthographes sont valables

Faux.

L’élision devant il et ils est la règle qui doit s’appliquer.

Il est vrai que dans certaines œuvres littéraires, la forme « si il » qui est fautive est conservée pour imiter le langage populaire. C’est le cas dans certaines œuvres de Céline par exemple (Dans Mort à crédit, il écrit : « Ils ont inspecté les placards… si ils voyaient pas du fricot »).

En dehors de ce procédé stylistique, l’emploi de si il ou si ils est une faute.

  • L’élision s’applique devant un i et devant toutes les voyelles

Faux.

Cette élision n’est valable que devant il ou ils. Pas d’élision devant les autres mots qui commencent par i, ni devant les mots qui commencent par une autre voyelle.

Ainsi, on écrit :

Si Inès t’appelle, ne lui réponds pas.

Si elle te le demande, tu peux l’accompagner.

Si Antoine me cherche, il va me trouver.

Si un policier t’arrête, obtempère.

si il ou s'il

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